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Transat 6.50 : 1ère étape Madère Préparation, départ, vie à bord
Mix mer-montagne 2012 Freeride world tour - transat 6.50
Nissan Xtreme de Verbier 2011 by Swatch Run de la victoire
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Le Freeride World Tour 2012 est lancé pour le Champion du Monde en titre

1ère étape : 6-8 janvier à Revelstoke - (Canada, BC)

Les saisons de mer et de montagne s'enchainent pour Aurélien Ducroz ! C'est ce week end, à Revelskoke (BC, Canada) que le double champion du monde de ski Freeride (2009, 2011) renouera avec les dossards du Freeride World Tour pour une nouvelle palpitante course au titre... Une première étape de Coupe du Monde, précoce dans la saison, qui a contraint le skieur-skippeur, récemment rentré de la mémorable édition 2011 de la Transat 6.50, « La plus extrême des transatlantiques en solitaire », à un entrainement intensif pour s'aligner à ce départ.

Une 1ère étape "d'entrainement" pour Aurélien

« Cette première étape, annoncée il y a seulement 15 jours, a considérablement raccourcie mon entrainement que j'ai calé sur l'épreuve du 21 janvier à Chamonix. Je suis rentré le 28 octobre de la Transat 6.50, après 17 jours en mer j'ai donc peu skié, et je n'ai recommencé à sauter que le 1er janvier ! Même si je me sens bien, je vois que je n'ai pas encore assez de ski dans les jambes et on ne peut pas bâcler un entrainement. Motivé, je vais donner tout ce que j'ai sur la course pour marquer des points mais j'envisage cette étape d'avantage comme un super entrainement pour l'épreuve de Chamonix. »

La voile...c'est bon pour le mental !

« L'expérience de la course au large en solitaire renforce énormément le mental. Il peut arriver tellement de péripéties en mer que cela me permet de mieux relativiser les choses. Je pense que cela sera positif pour la concentration pendant les épreuves FWT, pour la gestion des émotions ou des problèmes matériels. » Après 2 saisons très enrichissantes en Classe Mini (6.50m) sur le Nissan 417, Aurélien se projette sur un nouveau bateau de Class 40 (12.18m). Une suite logique dans sa progression avec l'objectif de s'aligner au départ de la Transat Québec Saint-Malo en juillet 2012.

PROGRAMME :

Avec 4.65 mètres de neige cumulée depuis le début de l'hiver, la station Canadienne, promet des conditions incroyables pour les 22 skieurs du Freeride World Tour qui s'élanceront vendredi 6 janvier pour la première manche avec, sous réserve des conditions météo, une finale le dimanche 8 janvier.

Charente Maritime - Bahia Transat 6.50

La Transat 6.50 se termine au Cap Vert pour le Nissan 417

Alors que le gros de la flotte de la Transat 6.50 se débat dans le marasme du pot au noir, Aurélien Ducroz a été contraint à l'abandon dimanche 23 octobre après un retour forcé à Mindelo, l'ile du Cap Vert où il avait effectué la réparation de son safran il y a 2 jours. A peine 100 milles après sa reprise de course en direction de Bahia, Aurélien a constaté une nouvelle rupture de ferrure de safran à laquelle s'ajoutaient des dégâts importants sur son tableau arrière le forçant à faire demi-tour.

La Transat 2011 s'arrête prématurément pour Aurélien et le Nissan 417 non sans avoir démontré que le défi Latitude neige/Longitude Mer est mené par un free-skippeur talentueux, qui se projette déjà dans de futurs projets voile et ski.

Contraint de déclarer forfait : un abandon raisonné

35 nœuds de vent à négocier au près et sans pilote, une véritable épreuve dont Aurélien est venu à bout après 24h passé à la barre. « Dans ces conditions, il était impossible de lâcher une seconde les commandes. Je voyais le moment où j'allais démâter, je suis arrivé exténué, vraiment ! Là, une nouvelle déception m'attendait : dimanche impossible de trouver une quelconque solution pour réparer. Les heures ont tourné m'amenant inexorablement vers l'obligation d'abandonner compte tenu de la difficulté d'effectuer ce type de réparation à Mindelo et nous ne disposons que de 72 heures à terre. C'est aussi un départ hors du dispositif de sécurité de la Transat qui m'a conduit à cette décision. Je n'ai pas l'habitude de prendre des risques inconsidérés en montagne, je garde cette ligne de conduite en mer. »

Mer et compétition : la dure loi de la mécanique

« Je suis extrêmement déçu et frustré car cette transatlantique était en moi depuis deux ans jour et nuit, et me voir contraint à l'arrêt pour des problèmes techniques n'est pas habituel pour moi ! Lorsque je suis reparti du Cap Vert j'étais éreinté par ces deux jours de réparation mais tellement heureux d'être reparti. Evidemment j'étais déçu de ne plus être dans la course car j'avais vraiment vu que ce soit sur la première ou la deuxième étape, que je deviens vraiment performant après plusieurs heures en mer lorsque la précision des manœuvres laisse la place à la régularité et à la gestion de la fatigue, des trajectoires, ... Bref je sentais que j'étais dans le match ! Maintenant je concentre mon énergie à trouver un moyen de rapatrier mon bateau... je vais mettre un peu de temps à digérer cet abandon même si tout le monde me répète que dans la vie d'un marin ce n'est qu'une péripétie. »

La Transat 6.50 : un cap dans l'aventure d'Aurélien

David Sineau, coach d'Aurélien sur la Transat 6.50, second de la Transat 6.50 en 2007 : « Les conditions de cette Transat 2011 étaient particulièrement rudes pour l'ensemble de la flotte, il y a eu 12 abandons depuis le début (77 skippers) dont un des leader Sébastien Rogue. Il y a une part de chance pour arriver au bout d'une course aussi longue et Aurélien en a manqué en tapant l'un après l'autre ses safrans qui sont les parties les plus fragiles des Minis et leur véritable point faible. On peut d'ailleurs se poser la question de l'état de nos mers ou flottent désormais toutes sortes d'objets... Pour avoir suivi Aurélien sur toute sa préparation, il a clairement franchi un cap en terme de navigation et démontré son potentiel. Sur la 1ère partie de course il a honorablement pris la 14ème place et s'est montré talentueux dans une difficile seconde partie où il a su gérer des réparations à bord : monter au sommet du mat pour décoincer une drisse,... puis remonter à la 17ème place du classement. Aurélien vit aujourd'hui une grosse déception mais il n'y a aucun marin qui n'ait pas essuyé de panne mécanique. Quelques minutes après avoir déclaré forfait, Aurélien me parlait déjà de la Transat Québec/St Malo ! »

Charente Maritime - Bahia Transat 6.50

Avarie de safran : 35 heures d'escale forcée au Cap Vert !

 

 Parti il y a 8 jours de l'île de Madère (Portugal) pour la seconde étape de la Transat 6.50, Aurélien Ducroz vient d'achever 35h d'escale forcée à Mindelo (Cap Vert), le jour même de ses 29 ans, pour réparer l'un de ses safrans arraché en mer après une collision. Une approche de l'île rendue très difficile avec un seul safran pour diriger l'étrave avant que ne commence la course aux pièces et au mécanicien pour refaire une ferrure dans les 48h impartis avant disqualification ! Cette avarie de safran, rencontrée par plusieurs Mini lors de la traversée du Cap Vert, survient alors qu'Aurélien était remonté de la 24ème à la 17ème place du classement.

A l'assaut du 'Pot au Noir'..:

La réparation effectuée, le Nissan 417 a pu repartir hier (jeudi 20 octobre) vers 23h pour affronter le 3ème passage clé de la Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50, le fameux et redouté 'Pot au Noir '. Cette zone de convergence des anticyclones nord et sud alterne de façon imprévisible les grands calmes puis les violents orages et s'annonce particulièrement active et compliquée pour les prochains jours (à l'image de la carte météo depuis le départ de cette Transat 6.50 2011). Privés d'information satellite à bord, les Ministes s'en remettent à l'observation des éléments et du ciel pour sortir au plus vite de cette zone instable.

Ce retour à terre forcé et frustrant n'a pas atteint le moral du skipper Nissan qui fêtait hier ses 29 ans et reprend la course, toujours bien décidé à finir cette Transat le plus rapidement possible ! Arrivée estimée autour du 3 novembre au Brésil.

Transat 6.50, 1ère étape : superbe 14ème place pour Aurélien !


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Mardi 4 octobre à 23h15 Aurélien et son Nissan 417 ont terminé la première étape de la Transat 6.50 en bouclant les 1 148 miles qui relient La Rochelle à Funchal (Madère/Portugal). Emu, fier et peut-être même un peu surpris, Aurélien a été fidèle à son objectif en se positionnant dans les 15 premiers prototypes après avoir même pointé à la 9ème position à la sortie du Golfe de Gascogne! Une première partie très prometteuse : un Nissan 417 intacte et un skipper gonflé à bloc pour la suite.. Voir la trace d'Aurélien sur la cartographie de la Transat 6.50

La sérénité de la montagne fait ses preuves.. !

Après 9j 5h 22m 32s de navigation, les mots se bousculent dans le récit d'Aurélien tellement l'expérience a été forte et il semble que le secret de cette réussite se trouve bel et bien dans ses années d'expérience en montagne... «Les deux sports sont, bien sûr, totalement différents mais dans l'approche de certains éléments, comme le stress ou les événements inattendus ça se ressemble. Je n'ai jamais été dans le rouge et pourtant j'ai eu plus 35 nœuds au près avec des creux de plus de 3 mètres. Mais franchement, c'est complètement fou de me retrouver à Madère, en ayant bataillé avec les meilleurs pendant aussi longtemps. Hélas au reaching, il n'y avait rien à faire. C'est pourquoi je suis sorti du top ten ces 24 dernières heures."

Stratégie de course :"Je suis content de ma stratégie de course. Avec David Sineau nous avions misé sur la simplicité et je ne me suis décalé qu'à 2 reprises de ma trajectoire : une fois pour aller à l'est en raison du front particulièrement fort car je ne voulais pas risquer la casse, la deuxième fois pour me replacer et attraper l'entrée Est et filer vers l'arrivée."

Vie à bord :"Je suis en forme j'ai bien mangé, j'ai géré mon sommeil sans problème et même fait quelques exercices de cuisse histoire de ne pas trop perdre de muscles par session de 20 mn 5 fois par jour !

Virus de la voile.."Ce projet voile j'y crois depuis longtemps, j'ai eu des doutes mais j'y ai toujours cru, aujourd'hui après 9 jours de solitaire je suis à moins de 10h du premier et à peine plus de 5h du 5ème alors qu'il y a quelques mois j'arrivais après 2 jours de course avec un retard de 12 heures. Je suis devant de très bons skippers, je me suis senti très à l'aise et cette première étape m'a apporté beaucoup de confiance. Je suis vraiment heureux ! »

L'étape de Madère..Aurélien reste à Funchal sur l'ile de Madère au Portugal jusqu'au 13 octobre. Repos, révision du bateau, élaboration de stratégie pour la grande traversée jusqu'à Bahia, durant 10 jours la course continue à terre pour Aurélien et les 78 autres aventuriers des mers avant qu'ils ne repartent pour une vingtaine de jours en solitaire.

Transat 6.50 - 9ème : Aurélien est dans le match !


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Lundi 3 octobre, 13h55, Aurélien Ducroz pointe à la 9ème place !! Parti il y a bientôt 8 jours de la Rochelle pour sa première Transatlantique en solitaire, Aurélien Ducroz tient une excellente position dans un début de course difficile à négocier en raison de nombreux aléas météo. Centré dans le paquet de la flotte depuis le début de la course, Aurélien est sur une stratégie prudente qui ne cesse de le faire progresser dans le classement. David Sineau, 2ème de la Transat 6.50 en 2007 et conseiller d'Aurélien pour sa stratégie météo, commente cette première partie de course.

Une belle trajectoire : fidèle à son esprit freeride

Alors que beaucoup de favoris ont fait des choix radicaux pour aller chercher de l'air, Aurélien est resté sur une route simple et efficace. « Lorsque la météo est incertaine, la seule certitude est que la route la plus rapide reste la trajectoire rectiligne ! » Cette stratégie, étrangement similaire à ses choix de lignes en compétition de ski freeride est payante puisque Aurélien se trouve à seulement quelques 50 milles du leader et dans la trace de skippers confirmés. Il reste encore 278 miles à parcourir sur cette première étape. Selon le routage, l'arrivée d'Aurélien devrait être pour mercredi soir à Madère. L'enjeu pour Aurélien est maintenant de resserrer avec justesse la navigation sur un point précis d'arrivée pour garder sa position dans le classement.

Une première étape de mise en confiance

" Le début de course d'Aurélien est vraiment passionnant, car il négocie parfaitement ce petit temps qui n'est pas habituel dans le Golfe de Gascogne et peu agréable à naviguer. Sous ce vent de sud-est, Aurélien reste au près serré / bâbord amure : un scénario que nous avions envisagé. Ce qui est impressionnant chez Aurélien c'est qu'il arrive très bien à se recaler en fonction de la flotte et des conditions, il a un très bon feeling. Naviguer au près à l'avantage de ne pas être stressant, cette première étape va donc jouer son rôle de mise en confiance pour Aurélien avant la grande traversée jusqu'à Bahia. " commente David Sineau

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